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Château Beauséjour 2006

Un arôme étonnant de résine de cèdre, un vin délicieux en bouche.


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Jean-Claude Lapalu

vendredi 3 janvier 2014, par Laurent Baraou, Monsieur Septime

Itinéraire étonnant d’un fils de vignerons traditionnels vers la vigne bio, les vins « nature » et mis en amphores.

Issu d’une famille de viticulteurs, Jean-Claude Lapalu vinifie sur le tard. Il est aujourd’hui l’un des représentants les plus emblématiques du courant des vins « nature ».

Bien que fils et petit-fils de vigneron, il attendra d’avoir trente-cinq ans pour voir faire du vin. Le domaine est en métayage, le grand-père fabriquait son vin et le vendait en fûts dans les bars de Villefranche et sur Lyon. À la création de la cave coopérative vers la fin des années 1950, l’ensemble du raisin lui est livré.

Jean-Claude reprend à vingt ans une partie des vignes et poursuit durant quinze ans les livraisons à la « coopé ». Sans se poser de questions. Il prend un second métayage, avec un chai de vinification, qui lui permet d’expérimenter sa première vinification en 1996. Sans savoir quel type de vin il veut, et tout en sachant ce qu’il ne veut pas, il connaît des débuts difficiles, sur lesquels il porte jugement sévère : « Je renie assez facilement les quatre premiers millésimes. »

Petit à petit, il progresse et arrête produits phytosanitaires et désherbants, renonce au sucre, au soufre et levures en vinification. Une évolution liée à des rencontres lorsqu’il arpente le pavé pour commercialiser les vins qu’il ne vend pas au négoce, et qui lui font à chaque fois éliminer quelque chose. Alors que le Beaujolais bouillonne autour du vin « nature », Jean-Claude a un parcours solitaire. Ce sont plutôt des vignerons d’autres régions qui lui donnent des conseils.

Au début des années 2000, il récupère quelques parcelles de son père. Il passe ainsi dix ans à sortir ces parcelles de la coopérative. Avec la construction d’un nouveau chai attenant à sa maison, il se retrouve à la tête d’un domaine. Allégé des vignes de coopérative qu’il avait continué à traiter en chimique, il peut demander sa certification en bio. Il ne l’avait pas fait avant, par souci de cohérence et d’honnêteté intellectuelle.

Pour Jean-Claude, le travail en vin « nature » commence à la vigne et se poursuit au chai. Les intrants y sont proscrits afin de laisser les raisins exprimer toute leur potentialité, pour que le vin soit réellement le reflet de son terroir. Les vins, non filtrés, sont très légèrement soufrés à la mise afin d’éviter des arômes liés à la réduction.

Même si c’est parfois difficile lors du passage à l’agrément, il tient à l’appellation et ne veut pas être classé en Vin de table.

Il produit deux types de cuvées : des vins avec peu d’élevage en cuve, mis en bouteille fin mars – début avril, et d’autres avec un élevage en fûts mis en bouteille en juillet. Même si c’est parfois difficile lors du passage à l’agrément, il tient à l’appellation et ne veut pas être classé en Vin de table. Ses raisons : « J’aime bien mon petit coin et j’ai envie de l’emporter sur l’étiquette. »

Dans le sillage du domaine Viret (Drôme), il a effectué ses premiers tests de vinification en amphores avec un élevage en cuve sur 2009. Les raisins sont des brouillys de la Croix des Rameaux. Quand il déguste comparativement les deux différentes versions de vinification de la parcelle, il s’avoue lui-même « bluffé par le résultat ». De cette première année, il a mis en bouteille 150 magnums qui ne seront pas mis en vente.

Quand Jean-Claude Lapalu a débuté en viticulture, il n’imaginait pas que son métier lui apporterait un jour autant de plaisir.

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Jean-Claude Lapalu

Repères :

Domaine Jean-Claude Lapalu
Le Petit Vernay
69460 Saint-Étienne-la-Varenne
Tél. : 04 74 03 50 57
jean-claudelapalu@wanadoo.fr

  • Surfaces : 13 hectares.
  • Cépages : gamay.
  • Cuvées : Beaujolais nouveau (sans soufre), Beaujolais-Villages, Le Rang du merle (Beaujolais-Villages cueilli en surmaturité), Côte-de-Brouilly, Brouilly, La Croix
    des Rameaux (Brouilly), La Cuvée des fous (vignes de cent ans en Brouilly), Alma Mater (en amphore - Brouilly), Eau Forte (Vin de France).
  • Prix : : de 7 à 30 €.

La bonne adresse de Jean-Claude Lapalu
Un hôtel restaurant gastronomique, divin.
L’Auberge de Cloche Merle
Rue Gabriel Chevallier
69460 Vaux en Beaujolais
tél 04 74 03 20 16 - fax 04 74 03 20 74
www.aubergedeclochemerle.fr

Le choix de Septime
Côte-de-Brouilly 2008, un vin riche et avec beaucoup de matière, à carafer deux heures pour changer d’avis sur le Beaujolais.

Le choix de Baraou
Le Rang du merle, celui que finalement le merle ne mangera pas !

Pour commander Le Guide de l’alter-vin sur le site de François Bourin :


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