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Château Beauséjour 2006

Un arôme étonnant de résine de cèdre, un vin délicieux en bouche.


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Domaine de Villeneuve

lundi 28 février 2011, par Laurent Baraou, Monsieur Septime

Le terrain avait été bien préparé par son prédécesseur, mais Stanislas Wallut a créé un Châteauneuf-du-Pape exigeant, au point de refuser d’embouteiller des crus jugés peu dignes.

Sur le domaine de Villeneuve, au nord de l’appellation Châteauneuf-du-Pape, 90 % des vignes ont entre trente et cent ans. C’était une exploitation de belle réputation avant l’arrivée de nouveaux investisseurs, en 1993, les familles Du Roy de Blicquy et Wallut. Stanislas Wallut a succédé à Philippe du Roy de Blicquy, un ancien publicitaire devenu un vigneron d’exception. Les clés du domaine en main, Stan a travaillé avec acharnement pour faire partie des meilleurs vins de l’appellation. Le vignoble, en bio depuis toujours, est passé à la biodynamie en 1999.

L’atout maître du domaine tient à la composition du sol. Si l’argile constitue le socle et joue le rôle de réserve nutritionnelle, les sables et les galets permettent la porosité des sols diversifiés : certains sont un mélange d’argile rouge, de limon et de galet du Rhône qui reposent sur des bancs de sable d’origine maritime, d’autres sont des composés de limon, d’argile et de sable fin sur des dépôts sédimentaires d’argile jaune clair.

Stanislas utilise la technique du griffonnage, qui fait respirer les sols, et celle de l’enherbement pour concurrencer la vigueur de la vigne et favoriser la porosité. Aucun désherbage chimique, aucun traitement à base de molécules de synthèse. L’emploi du soufre et du cuivre se fait en sous-dosage (avec un procédé top secret élaboré par le domaine) ; s’y ajoutent des préparations types de la biodynamie. La biodiversité est favorisée par la réintroduction d’arbustes. L’approche globale permet de tenir compte d’une donnée essentielle : la bonne santé de la plante passe par la reconstitution de ses défenses immunitaires.

On peut résumer ainsi la philosophie de Stanislas : ne pas brusquer les vins, ne pas maltraiter les vignes, favoriser la biodiversité.

Tout le travail dans les vignes vise à obtenir des raisins dans des conditions sanitaires optimales. Un tri extrêmement soigné est effectué avant le chargement dans la benne. Le raisin est ensuite encuvé par gravitation, soit entier, soit foulé, soit égrappé.

La cave est totalement enterrée, sur deux niveaux ; deux faces sur quatre ont été construites avec d’énormes blocs de pierre du Gard, pour faire respirer le bâtiment et réguler naturellement les températures et l’hygrométrie. La répartition sur deux niveaux évite le pompage par aspiration qui brutalise les jus. Élément essentiel dans cette région chaude, le béton, qui isole mieux que l’inox, choisi pour les cuves de vinification. Elles sont carrelées avec de la céramique alimentaire, matériau qui ne favorise pas le développement de bactéries.

Les options de pressage (hydraulique), pigeage, délestage, remontage, assemblage des jus et des parcelles, ne sont jamais systématiques et dépendent des paramètres de chaque cépage et millésime. « C’est précisément lors de ces choix que le vigneron fait aussi son métier », explique Stanislas. L’élevage s’effectue sur lies fines en cuves de 50 hectolitres, plus 15 à 20 % en fûts de chêne (neufs et jusqu’à cinq vins) pendant une durée dépendant du millésime (en général de 18 à 20 mois).

On peut résumer ainsi la philosophie de Stanislas : ne pas brusquer les vins, ne pas maltraiter les vignes, favoriser la biodiversité. À l’abri de la pression foncière, il peut se permettre des choix qualitatifs. Insatisfait du raisin du millésime 2008, il n’a pas mis de vin en bouteille. La commercialisation des 2007, pourtant très attendus, a été retardée pour limiter le risque de rupture avant la sortie des 2009. Depuis le millésime 2009, La Griffe, une cuvée en Côtes-du-Rhône travaillée en biodynamie, complète la gamme. Les rendements sont faibles (20 à 25 hectolitres), sur des vignes d’une cinquantaine d’années. Le terroir est collé à l’appellation Châteauneuf-du-Pape et porte les cépages grenache, syrah, cinsault, mourvèdre.

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Stanislas Wallut du Domaine de Villeneuve (Châteauneuf du Pape).

Repères :

Domaine de Villeneuve
Route Courthézon
84100 Orange
Tel : 04 90 34 57 55
http://www.domainedevilleneuve.com

  • Surfaces : 8,40 hectares en Châteauneuf-du-Pape et 4 ha en Côtes-du-Rhône.
  • Cépages : Châteauneuf-du-Pape : 70% grenache, 6% mourvèdre, 8% syrah, 4% cinsault, 2% clairette. Côtes-du-Rhône : 60% grenache, 20% syrah, 10% cinsault, 10% mourvèdre.
  • Cuvées : Domaine de Villeneuve vieilles vignes (Châteauneuf-du-Pape rouge), La Griffe (Côtes-du-Rhône rouge).
  • Prix : 29 € pour le Châteauneuf-du-Pape et 15 € pour le Côtes-du-Rhône.

Le choix de Septime & Baraou
Châteauneuf-du-Pape Vieilles vignes 2006, parce qu’il a toujours été agréable à boire, dès son plus jeune âge.

Pour commander Le Guide de l’alter-vin sur le site de François Bourin :


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