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Domaine de l’Arnesque, Plan de Dieu

Un 2010 sur le fruit avec de jolis tanins mais plutôt à déguster dans quelques années. Un 2009 qui se boit avec délice. Un très joli travail de Sébastien du domaine de l’Arnesque qui sait bichonner sa terre et ses vignes.


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Château Lamery

vendredi 4 avril 2014, par Laurent Baraou, Monsieur Septime

Jacques Broustet est vigneron depuis quatorze ans seulement sur la propriété familiale, après une vie bien remplie. Il a tout donné à la biodynamie, qui le lui rend bien.

Le domaine de Jacques Broustet est situé à 50 kilomètres au sud-est de Bordeaux. Cette propriété (dans la famille depuis 1935) comprend environ 3 hectares de vignes âgées de vingt à soixante-dix ans, sur des terres argilosableuses bien drainées, autour de l’habitation plus de deux fois centenaire.

Ce sont les écrits de Nicolas Joly qui l’ont inspiré et orienté vers la biodynamie. Pourtant cet homme aurait pu attendre la retraite car la vigne n’est pas son premier métier. Sa vie professionnelle était déjà bien avancée lorsqu’il a repris le domaine en 1998, en parallèle de ses activités. Personne dans la famille ne voulait assurer la suite de son père qui produisait du vrac. Le vin n’était pas mis en bouteille par le domaine, il n’y avait même pas une bouchonneuse. Et pour ne prendre aucun risque, il était « soufré à mort », selon Jacques Broustet.

Les bases de la biodynamie ont été édictées il y a près d’un siècle et la méthode est exigeante autant que chronophage, mais « elle redonne vie au sol et donne un vrai sens au mot terroir » pense Jacques.

Les bases de la biodynamie ont été édictées il y a près d’un siècle et la méthode est exigeante autant que chronophage, mais « elle redonne vie au sol et donne un vrai sens au mot terroir » pense Jacques, qui n’oublie pas d’ajouter : « Elle nous accorde la joie d’offrir un produit vraiment naturel. » Depuis 2006, il a fait ce choix pour être plus proche de la nature (travail de la terre, tisanes de plantes et préparations pour la vigne à base de produits naturels) en tenant compte du cosmos (travaux réalisés selon la position des planètes qui nous entourent). Cette technique de culture redonne vie à un sol que des décennies de traitements chimiques ont tendu à rendre stérile. Le seul traitement « classique » réalisé est celui contre la flavescence dorée, rendu obligatoire par de grosses pertes. Le passage en biodynamie n’a pas été simple et les débuts furent délicats. Ainsi en 2006, 2007 et 2008, les récoltes furent trop faibles, avec même un millésime sans vin rouge (2008).

Les vignes, situées à 400 mètres de la Garonne, sont bien visibles depuis la route. « Passer pour un couillon, je m’en fous, mais ne pas montrer le bon exemple, ça me gêne », dit cet humble vigneron qui est resté un double actif jusqu’en 2005 (autre activité professionnelle dans l’informatique). Et c’est après de nouvelles formations et un voyage en Bourgogne que Jacques change son approche et s’éloigne de la vision de ses voisins pour se rapprocher de celle de Michel Favard (château Meylet, Saint-Émilion).

La récolte est réalisée plutôt les week-ends pour réunir des équipes de connaisseurs – et il est de plus en plus difficile de trouver de la main-d’oeuvre qualifiée. Suite à ces vendanges manuelles avec un tri sévère, la vinification s’effectue avec un apport minimal de soufre. Le jus de raisin fermenté ne reçoit aucun produit additif. L’élevage est conduit sur lies, en fûts de chêne de quatre et cinq ans, sans ouillage ni soutirage, durant neuf mois. Avant la mise, le vin ne subit ni collage ni filtration.

Cette vinification, qui écarte tout additif chimique et réduit les manipulations au strict minimum, permet de garder aux vins toute leur originalité. Plus proches du terroir, ils sont bien différents des produits stéréotypés goûtés habituellement en Bordeaux, et le vigneron est toujours dans la recherche de la qualité : « Mon nom et adresse imprimés sur l’étiquette engagent ma responsabilité sur la qualité de mes produits. »

Les vignes, essentiellement en rouge, sont composées des cépages classiques de la région. Chaque pied ne porte qu’une petite quantité de raisins qui peuvent ainsi être vendangés bien mûrs. On compte 8,8 ha de merlot, 1 ha de cabernet franc, 1,5 ha de cabernet-sauvignon, 0,3 ha de malbec et 0,22 ha de sémillon (le seul blanc).


Repères :

Jacques Broustet
Château Lamery
2, route de Gaillard
33490 Saint-Pierre-d’Aurillac
Tél. : 05 56 63 31 69
lamery@wanadoo.fr

  • Surfaces : 3,75 hectares, dont 1 ha en fermage.
  • Cépages : rouge et rosé : cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et malbec. Blanc (moelleux à liquoreux selon les années) : sémillon.
  • Cuvées : Rouge, Rosé (parfois) et Blanc (doux).
  • Prix : 11 € pour le rosé (de saignée), 13,50 € pour le rouge, 15 € pour le blanc.

Le choix de Septime & Baraou
Le Défi est un rouge floral, fruité et fluide… « les 3F » devrait être son nom.

Pour commander Le Guide de l’alter-vin :


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