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Domaine Chahut et prodiges, Coup de canon 2008

Un beau travail fait sur ce vin facile à boire.


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Domaine du Pech

lundi 13 janvier 2014, par Laurent Baraou, Monsieur Septime

Ludovic Bonnelle et Magali Tissot se sont lancés dans un vin de qualité, en cherchant à amadouer le climat et en soignant la vigne.

De retour d’Angleterre où il s’est formé à l’anglais des affaires, Ludovic Bonnelle est embauché dans une grande société de vente de matériel agricole. L’ambiance est délétère et de plus en plus oppressante pour ce garçon. Au bout de quatre ans, il profite d’une vague de licenciements pour partir et s’aérer durant une année en montagne, dans les Pyrénées. Un retour sur lui-même. Il part seul avec sa tente, et redescend uniquement pour reconstituer son stock de nourriture. Après avoir vécu comme un ermite, il met le cap sur la Bourgogne pour travailler chez un ami dans le commerce du vin. À cette occasion, Ludovic rencontre des professionnels, tel Henri Germain, qui lui parlent de leur métier avec passion et mots simples, des mots qui le touchent.

Par la suite, Ludovic vient s’établir en Haute-Garonne et monte une société de revente de vin. Par son métier, il rencontre de nombreux vignerons du Sud-Ouest, dont Daniel Tissot, le père de Magali. Magali et Ludovic veulent s’installer dans les Corbières, car Buzet est une appellation dominée par la coopérative et le couple désire une certaine liberté pour faire le vin qu’il souhaite. Le destin en décide autrement. En 1997, le père de Magali décède suite à un accident de tracteur dans les vignes. Nous sommes en juillet et le couple ne dispose que de quelques jours pour se décider. Le terroir est exceptionnel : Le Pech est situé sur les coteaux Sud de la Garonne, à la confluence du climat océanique et méditerranéen, avec la prédominance de l’un ou de l’autre selon les années. Les millésimes avec un climat méditerranéen donnent des vins plus confits, alors que quand le climat océanique prédomine, les vins sont plus frais, avec expression dominante de fruits rouges. Ils décident de reprendre le domaine de 20 hectares.

« Une fois que l’on a réussi à s’adapter à un climat, à une année, faire en sorte que le raisin évolue bien, le travail en cave lui est la partie plaisir. »

L’exploitation est conventionnelle et les vendanges mécaniques. Magali et Ludovic décident de conserver ces méthodes de travail pendant cinq ans, pour bien comprendre le terroir, les parcelles et les cépages. En 2000, ils débutent les vendanges manuelles sur une parcelle, trois ans plus tard le principe se généralise sur tout le domaine. Ludovic se forme également à l’utilisation des plantes sauvages qui poussent sur le domaine, pour traiter ses vignes. Dans la foulée, le domaine est converti à la biodynamie. « Le travail est d’aller dans les vignes, de voir comment elles poussent ; de regarder cet écosystème se mettre en place et essayer de le décrypter pour essayer d’avancer avec la vigne. Une fois que l’on a réussi à s’adapter à un climat, à une année, faire en sorte que le raisin évolue bien, le travail en cave lui est la partie plaisir ».

En début de saison, le couple se fixe un objectif de rendement qui correspond à la capacité de la vigne sur un terroir donné, en moyenne 30 hectolitres à l’hectare. Le but poursuivi est de n’apporter aucun engrais à la vigne, ni compost. Afin de nourrir la vigne, l’enherbement est total et les sols non retournés. Lors de la taille, ils laissent le nombre de bourgeons correspondant à l’objectif de rendement. Risque : si des bourgeons ne démarrent pas, s’il pleut lors de la floraison, le rendement chute d’autant.

Le travail en cave n’a quasiment pas changé, le beau-père de Ludovic vinifiant déjà avec des levures indigènes et pratiquant des élevages particulièrement longs, de deux à cinq ans. « Nous sommes convaincus que le foudre a une très belle action sur le vin si on laisse au vin le temps d’accomplir son cycle et atteindre son équilibre naturel. » Le travail rigoureux fait en vigne, et donc le bon état sanitaire de la vendange, impliquent de moins en moins de soufre lors des vinifications. Actuellement, la vinification et l’élevage sont effectués sans soufre ajouté. Pour une même cuvée, une partie est soufrée à la mise en bouteille et l’autre est totalement sans soufre. Aujourd’hui, 70 % des 30 000 à 45 000 bouteilles produites annuellement sont destinés à l’exportation, un marché qui fait encore tourner le rêve de Magali et Ludovic.

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Ludovic Bonnelle (Domaine du Pech)

Repères :

Domaine du Pech
Le Pech
47310 Sainte-Colombe-en-Bruilhois
Tél. : 05 53 67 84 20
info@domainedupech.com
www.domainedupech.com

  • Surfaces : 17 hectares.
  • Cépages : : cabernet franc, cabernet sauvignon, merlot et sauvignon blanc.
  • Cuvées : Jarnicoton (rouge), Le Pech abusé (soufre et sans soufre), La Badinerie du Pech (rouge) et Le Pech badin, dont le nom regroupe divers essais (un
    blanc vinifié sans soufre, un rouge demi-sec de cabernet sauvignon).
  • Prix : de 8 à 30 € (pour certains Pech badin).

Le choix de Septime
Pech badin, un superbe sauvignon blanc liquoreux qui s’est stabilisé de lui-même, titrant 17°.

Le choix de Baraou
La Badinerie du Pech, pour son côté animal pas facile à dompter (une bonne carafe est nécessaire).

L’adresse de Ludovic
La ferme La Contal a remis au goût du jour la culture et la distillation de la lavande fine du Quercy de fort jolie manière.

La ferme La ContalRetour ligne automatique
Hélène et Xavier LeplaideurRetour ligne automatique
82190 ToufaillesRetour ligne automatique
http://www.lavande-quercy.fr/

Pour commander Le Guide de l’alter-vin sur le site de François Bourin :


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