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La fin de l’omerta ?

lundi 20 décembre 2010, par Monsieur Septime

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Laurent Baraou

Depuis la sortie de « La face cachée du vin », à quelques exceptions près une certaine omerta sur le livre était force de loi dans les milieux "officiels" du monde du vin. Si le livre fut accueillit favorablement par les critiques gastronomiques (Le Monde et Marianne en l’occurrence) et de nombreux internautes, au contraire la presse spécialisée, les acteurs majeurs et organisations professionnelles s’étaient bien gardés de prendre position, voire même d’y faire allusion de quelques façons que ce soit. Et cela malgré la centaine d’exemplaires du livre envoyée à la presse.

Nous avions fait le choix de la vulgarisation dans le but d’informer l’amateur de vins non averti et souhaitions dans un second temps susciter un débat avec les industriels de la viticulture et la presse qui les soutient. Malheureusement jusqu’à ce jour il n’eut jamais lieu, la filière préférant nous ignorer. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. En effet Vin et Société organe de communication qui chapeaute 29 organisations professionnelles liées au vin a ouvert ses tribunes à Laurent Baraou. Sous la forme d’une interview il peut ainsi parler de son travail de caviste mais surtout préciser certains points du livre qui ont été mal interprétés.

C’est une bonne chose que Vin et Société s’ouvre à la diversité du monde du vin et favorise ainsi l’échange.


Repères :

L’interview : Entretien avec Laurent Baraou


Par Nicolas Guichardle 18 janvier 2011 : La fin de l’omerta ?

Ce message s’adresse à messieurs Baraou et Septime.
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la face cachée du vin.
Oenologue conseil en Gironde depuis 15 ans, je suis président de l’association des oenologues de Bordeaux. Ce qui à vous lire, me rend déjà suspect pour ne pas dire ennemi du vin.
Votre livre à le mérite de dire un certain nombre de vérités sur les travers de la filière, dont je partage les vues. Mais là où je ne peux vous rejoindre c’est sur le procès à charge que vous faites de l’oenologie. Certes, nous avons à balayer devant notre porte, mais certaines de vos affirmations sont fausses et montrent que vous ne connaissait pas le sujet du tout, ce qui me semble t il est très génant. Il ne suffit pas d’affirmer des convictions pour qu’elles deviennnent des vérités ! Votre vision romantique du vin est déconnectée de la vérité. Le vin naturel n’éxiste pas et le produit naturel du jus de raisin est le vin aigre ! Quant à laisser faire la nature, ce n’est pas exprimer le terroir ! Combien de vins abandonnés à leur sort j’ai vu exprimer tout sauf leur terroir ! Je suis prêt à en discuter avec vous, car comme Voltaire je ne suis pas d’accord avec vous mais vous donne le droit de l’exprimer. Pour vous prouver que les oenologues ne sont pas que des méchants chimistes sans conscience, j’en veux pour preuve les thèmes de la Matinée des Oenologues organisée par l’association que je dirige (www.oenologuesdebordeaux.com). L’année dernière nous avons proposé : Vin et expression du terroir : quelle place pour l’oenologie, sous la présidence de JR Pitte, cette année (le 4 Mars à Bordeaux) nous proposons : Vin : une histoire de goût (des nouvelles théories à la pratique) sous la présidence de monsieur Lhéritier, président de slow food france.
Dans l’attente de notre rencontre, j’espère vous démontrer que les dangers guettant le vin ne sont pas là où vous le croyez dans l’utilisation de levure ou de SO2 mais bien ailleurs dans les égarement de la viticulture, pour laquelle l’oenologie à dû trouver des paliatifs dont les plus dangereux sont peut être dans le nivellement par le chauffage de la vendange, bombe H de l’expression du terroir.
A vous lire ou à vous rencontrer.
Bacchiquement.
Vous pouvez visualiser mon intervnetion sur l’oenologie sur www.megavideo.com/?v=EAXT4GLV


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    Par Monsieur Septimele 18 janvier 2011 : La fin de l’omerta ?

    Je vous remercie beaucoup pour votre proposition de débat. Il y a en préambule un point à éclaircir : nous ne stigmatisons pas l’œnologie mais simplement l’utilisation qui en est faite. Vous citez Voltaire, je me contenterai de Rabelais : "science sans conscience etc...". D’ailleurs vous aurez surement noter que dans la liste des 44 vignerons à la fin du livre, nombreux sont ceux qui sont œnologues.
    Vous pensez que le vin ne peut se passer de béquilles technologiques et chimiques pour pallier une insuffisance de travail à la vigne. Globalement nous sommes d’accord avec vous. Mais le mieux est peut être que le travail à la vigne soit suffisant pour éviter un interventionnisme excessif par la suite. L’oenologie doit rester un moyen de comprendre le processus de la vinification, non une solution pour pallier à des déficiences.

    Septime

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